Christian Renonciat à la galerie Alain Blondel :
Rappel :
«Sur le fil» en 1978 ; «Emballage» en 1980 ; «Cartons-traces» en 1983 , fragments de cartons quasi-archéologiques ; «Pli selon pli» en 1986, variations sur le thème de la bâche et de la couverture ; «Troublement» en 1989 ; «Troublement de Mars» en 1992 ; «Vernis sages» en 1997 sur le thème de la brillance des matières.
C'est dans les années 80 que Renonciat s'est fait connaître par ses sculptures représentant toute la réalite dobjets aussi familiers que des vêtements, des oreillers, des couvertures
Après quelques années consacrées à la sculpture monumentale, Christian Renonciat a repris sa relation avec le travail du bois, dont il tire la « matière des choses » de notre quotidien : la laine des couvertures, la raideur des bâches, la fragilité du carton....
Pour préparer cette nouvelle exposition, qui fera l'ouverture de la nouvelle Galerie Alain Blondel au cur du Marais, Christian Renonciat, dans la sérénité de son atelier de Touraine, a concentré son travail du bois autour des trois sujets principaux qui au fil des années, l'on capté et captivé : couvertures, cartons et bâches.
Aujourd'hui, il en fait une étude plus systématique et à la fois plus libre, car cest de mémoire et sans modèle que Renonciat compose ses sculptures, désormais exécutées au fil de la main.
On verra donc des bâches de plastique, des couvertures de laine et des panneaux de carton, marqués des traces de pliage et des déchirures qui font leur histoire en même temps que leur richesse graphique et plastique.
En contrepoint, des alignements de boîtes de plexiglas présenteront des fragments très attentifs de laines gansées et de cartons déchirés.
Au cur des recherches de Renonciat reste donc la « matière des choses », dans cette relation que nous entretenons à fleur de peau avec elle : Sur la page blanche du panneau de bois s'écrit le doux, le chaud ou le craquant ; le soyeux, le velouté ou le glacé ; le moëlleux, le croquant ou le pelucheux ; c'est une musique de nourrisson, une partition sensuelle et amoureuse ; ou bien, comme l'écrit Michel Tournier, un « délicieux friselis de drôlerie ».