Page d'accueil   

   Visite   

   Calendrier   

   Informations   

   Contact   

Angélique

"Sculptures d'Organdi - Photogrammes" du 08/01/2004 au 27/02/2004

Autre exposition

 


Akissi



La galerie expose du 8 janvier 2004 au 27 février les sculptures d’Angélique, ainsi que ses photographies réalisées dans le prolongement de son travail de sculpteur.
Apparitions diaphanes, certaines sculptures de cette exposition, sur le thème du buste humain, incarnent, tout en les désincarnant par la non-couleur blanche utilisée, qui, un « barbare des villes », figure contemporaine d’une génération urbaine, qui, un buste de jeune fille noire, figure de proue d’une jeunesse rappeuse, qui, un buste rêveur d’une jeune fille de 20 ans.
Réalisés en une fine trame de coton appelé organdi, ces visages en transparence semblent tout à la fois doué de vie et d’une nature immatérielle. Le mariage extrême et limite d’un réalisme irréel.
Cette frontière limite semble également celle explorée dans une série photographique à la gamme presque monochrome allant du gris clair au blanc.
Ces images subliminales, sculptures et photographies, racontent également une histoire du temps présent : un plateau-repas au mac Donald, des Baskets Reebook « Shark Attaq III », le « Virus » aux piques redoutables, la « vanité », mais aussi « Fleurs de mai », thème des fleurs imaginaires, traité en sculptures d’organdi et photographiquement à travers quelques grands tirages définis pas Angélique de « Photogrammes ».
Objets de la vie quotidienne, Symboles forts de notre société, sujets éternels de l’humain ou de la nature, autant de descriptions métamorphosées du monde.
Métamorphosées et transposées, en un matériau qui a ses lois et ses règles, ses droits-fils et ses pleins biais.
Sa « cuisine » ressemble plus aux gestes du chirurgien qu’à ceux du cordon bleu. Attention aux gestes brusques et la main est grossière au regard de la couture d’un œil. L’aiguille ne se manie qu’au bout d’une pince. La broderie doit donner l’illusion d’un papier imprimé. Les chrysalides portent les traces rigoureuses de la vie qui y fut enclose.
Dernière sculpture de grande taille d’Angélique (2 mètres de haut), représentant son compagnon peintre « Broussaille ». Personnage à la barbe foisonnante, il semble marcher dans la lumière des orties blanches, visions faisant suite à un autoportrait du peintre dans lequel il émerge d’une automobile engloutie par la nature.

Haut de page